Du nouveau pour les asthmatiques

5 novembre 2009 par Externe En Médecine

Cette manifestation scientifique, qui a regroupé plus de 250 praticiens, a été mise a profit pour présenter «Singulair», un médicament qui fait partie d’une nouvelle classe thérapeutique pour le traitement de l’asthme chez l’adulte et l’enfant.

A la recherche d’un nouveau souffle d’espoir par le professeur Benali du CHU d’Annaba, les preuves cliniques par le professeur Vervloet de l’hôpital de Marseille France et les nouvelles recommandations par le professeur Boukari du CHU de Blida ont été les principales communications présentées lors de ce regroupement scientifique.

Le traitement et la prise en charge de cette pathologie, qui représente la première cause des urgences médicales à travers nos hôpitaux et la première pathologie chronique chez l’enfant étaient au centre de l’intérêt de cette séance de travail. Cette maladie, qui représente un véritable problème de santé publique, est en constante évolution en raison d’un certain nombre de facteurs comme la pollution, la modification de l’hygiène de vie et le tabagisme. Concernant les prise en charge de cette pathologie qui touche entre 8 à 10 % d’enfants et 4 à 6 % d’adultes, en Algérie, les spécialistes ont révélé que cette dernière reste insuffisante à cause de la mauvaise observance du traitement. Le «Singulair» constitue une nouvelle approche thérapeutique dans l’asthme. Antagoniste des récepteurs des leucocytaires, il est caractérisé par une action rapide et une efficacité démontrée avec comme conséquences une réduction du nombre de crises, de consommation de «Ventoline» et une amélioration de la qualité de vie, affirment les experts.

Bien toléré, le «Singulair» s’administre par voie orale. Sa place dans l’arsenal thérapeutique se situe dans le traitement de fond de l’asthme persistant, léger à modéré, d’une part, et en traitement additif chez les patients mal contrôlés par les corticoïdes inhalés, d’autre part, a tenu à souligner le professeur français Vervloet. Il convient de signaler que l’Algérie compte plus d’un million d’asthmatiques.

Mohamed.L [LA NOUVELLE REPUBLIQUE - 04-11-09]

Erreur médicale à Annaba: Ouverture d’une nouvelle instruction judiciaire

29 octobre 2009 par Externe En Médecine

L’affaire de A. F., victime d’une erreur médicale, revient sur le devant de la scène avec l’ordre d’ouverture d’une information judiciaire, il y a quelques jours, par le procureur général d’Annaba, suite à la requête de l’avocat de la partie civile. Ce dernier avait, en effet, déposé en août 2008, quelques jours après le décès de A. F., âgé de 30 ans, un agent de sécurité à l’université Sidi Achour, une plainte pour “erreur et négligence médicales ayant entraîné la mort” de son client, dans un dossier détaillé, appuyé par l’avis de spécialistes en ORL qui ont requis l’anonymat. Pour rappel, un médecin du service ORL du Pont Blanc, qui avait prodigué, en mai 2008, des soins post-opératoire A. F., aurait “oublié de lui ôter deux mèches placées au niveau des sinus, lui occasionnant, selon la plainte, une grave infection qui n’avait pas été décelée tout de suite malgré des signes évidents”, entraînant la mort du jeune homme deux mois après l’opération. Aussi, cette nouvelle information judiciaire, selon les déclarations, il y a deux jours, par le procureur général, va déterminer les causes exactes du décès du jeune homme qui laisse derrière lui une veuve et 4 enfants en bas âge.

Liberté > 29/10/09 > Hafiza M

Suicide du jeune Hichem : La Coordination des étudiants demande l’ouverture d’une enquête

30 septembre 2009 par Externe En Médecine

Le drame relatif au suicide en fin de semaine écoulée du jeune étudiant Bouzidi Hichem en 3ème année pharmacie à la faculté de médecine, qui endeuillé sa famille et mis en émoi la ville d’Annaba et le milieu universitaire, semble ne pas être passé inaperçu.

Car des camarades de classe, des étudiants en d’autre discipline, la Coordination des étudiants de faculté de médecine et des organisations estudiantines très émus par cet incident tragique ont reporté la culpabilité de ce drame sur son enseignante en immunologie, qui aurait sanctionné un module avec une note éliminatoire de 3,85/20.

Aussi, la Coordination des étudiants de la faculté de médecine a déposé une demande d’ouverture d’enquête sur ce drame sur le bureau du doyen, du vice-doyen et le Conseil scientifique, en attendant l’envoi d’une correspondance au ministre de l’enseignement supérieure pour dénoncer le sabotage des enseignant ainsi que la hogra de l’administration qui reviennent souvent dans les dénonciation des étudiants de l’université Badji Mokhtar.
En effet tout a commencé mercredi dernier rappelle le président de la Coordination lorsque cet étudiant, qui était brillant s’est rapproche de son enseignante à l’hôpital Sainte Thérèse afin de lui demander son aide pour lui augmenter sa notre jusqu’à 05/20 à l’effet de pouvoir passer à la 4ème année.
Mais cette dernière indique notre interlocuteur n’a pas daigné le recevoir , ni résoudre son problème .
Sur ce l’étudiant pris de colère et surtout de frustration , s’est immédiatement dirigé vers le pont de la Tranchée aux Caroubiers pour commettre l’irréparable, mettant ainsi un terme à sa vie et à son calvaire : Il avait obtenu 09,62 de moyenne générale avec une seule notre éliminatoire , celle du module de l’immunologie. Hichem n’a rien voulu d’autre que d’avoir un 05/20 dans cette matière pour réussir.
Notre interlocuteur a ajouté qu’une enseignante s’est confiée peu après le drame à certains étudiants, en leur avançait que son enseignante en question a fermement refusé lors des délibérations de lui augmenter la note éliminatoire sans plus discuter de son cas, avant de demander d’élever le rachat de 09,60 à 09,70/20.
Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, on ignore toujours les raisons de cette attitude , faute d’ouverture d’enquête. Cependant, un inconnu, se faisant passer pour l’enseignant en question , ( alors que l’enseignant en immunologie concernée est une femme) a contacté avant hier notre rédaction sen se déchargeant de la responsabilité de ce suicide en indiquant qu’il avait demander à l’étudiant quelques jours avant son suicide, de revenir le jour des délibérations pour lui rappeler sa sollicitation . et d’ajouter que , comme ce dernier ne s’était pas présenté, il était dans l’obligation de lui laisser la note éliminatoire telle quelle. Par ailleurs, le président de la Coordination a signalé que le défunt avant de procéder à son suicide, avait laissé une lettre, probablement chez les enquêteurs , où il a mis en avant son clavaire et en dénonçant les fautifs. un des frère du défunt, contacté par nos soins , a déclarer vouloir réclamer une enquête afin de mettre toute la lumière sur ce drame et de déposer une plainte contre l’enseignante en question au prés du commissariat principal d’Annaba. D’autre part, le relevé de notes de rattrapages en immunologie, dont nous avons obtenu une copie,, montre clairement les notre catastrophique des étudiants en 3ereme année de pharmacie, Des notes allant de 00,00 jusqu’à 05,00/20n sauf une seule étudiante qui a pu obtenir la moyenne, cela veut tout dire.

Toufi Ouazaa

L’EST RÉPUBLICAIN , 29 – 09 – 2009

Mort d’un patient : L’Ordre des médecins n’a pas donné son avis

23 septembre 2009 par Externe En Médecine

L’instruction judiciaire de cette affaire se trouve toujours suspendue en attendant l’avis  du l’Ordre des médecins suite à la demande du procureur.

En effet,  un nouvel élément est venu s’ajouter, ces derniers jours, au dossier de ce qui est désormais “l’affaire Fellah Adel”, décédé, au mois d’août 2008, à l’âge de 30 ans, suite à une négligence médicale, selon les termes de la plainte déposée par la famille du défunt le 8 octobre de la même année auprès du procureur.

Ce témoignage, selon notre source, serait celui d’un ancien agent de sécurité à l’université Sidi Achour  et ami intime du défunt Adel Fellah, qui rappelons-le, a laissé derrière lui une femme et 4 enfants en bas âge. L’agent aurait, en effet, accompagné Adel plusieurs fois au CHU. “Aux dernières nouvelles, il s’est déclaré prêt à témoigner et à raconter comment les choses se sont passées”, a déclaré Me. Ghrieb Atef, avocat de la famille de la victime.

En attendant, l’instruction judiciaire de cette affaire se trouve toujours suspendue, du fait que l’Ordre des médecins n’a  toujours pas donné son avis sur ce cas, suite à la demande du procureur  voilà maintenant 5 mois. Un retard qui intrigue l’avocat de la famille  et la veuve du défunt Adel, qui a adressé, il y a quelques semaines, une lettre au ministre de la Justice restée également sans réponse, où elle demande que les responsabilités soient enfin établies.  “Une chose est sûre, cette affaire sera jugée selon toute la rigueur de la loi, mais encore, faut il qu’elle parvienne au niveau de la justice”, affirme M. Ghrieb, qui avait  basé sa requête sur l’avis d’un éminent spécialiste en  ORL. Ce dernier aurait certifié la présence de 3 erreurs au moins entachant ce dossier médicaldont l’ absence de  suivi médical rigoureux lors de l’opération et lors des soins post-opératoires, du fait que le patient présentait une mucocele nasosinusienne,  un facteur à haut risque d’infection, lors du déméchage. Autrement dit, le  médecin aurait dû  consulter le protocole opératoire sur lequel figurait le nombre de mèches appliquées, ce qui aurait évité l’oubli des deux mèches au niveau des sinus, responsables de la grave infection dont serait mort Adel.

De plus, le gonflement du nez, puis de tout le visage du patient ainsi que l’odeur nauséabonde qui se dégageait de son nez aurait du pousser le médecin à  une action immédiate d’investigation. Rappelons que Fellah Adel est décédé, quelques semaines après avoir subi une opération en mai 2008.

Hafiza M [LIBERTE - 23-09-09]

Alerte à l’hépatite A

7 septembre 2009 par Externe En Médecine

Près de 20 cas d’hépatite A ont été déclarés et confirmés par le service des maladies infectieuses de l’hôpital Dorban du CHU de Annaba, ont révélé hier des sources médicales.

Cette épidémie a concerné spécialement les enfants et les adolescents de la cité populaire 11 Décembre 1960 de Annaba et ses alentours. Cette maladie du foie est due habituellement à l’ingestion de l’eau ou d’aliments souillés de matières fécales qui abritent le virus. Les services de l’hydraulique, technique communal et la SEAAL (Ex-ADE) sont d’ores et déjà sur le banc des accusés. Ils seraient tous responsables, selon les parents des enfants atteints de l’hépatite que nous avons contactés au téléphone, de la déclaration de cette maladie contagieuse. « Les travaux de bitumage à la hâte qui ont concerné nos routes sont à l’origine de cette épidémie. Les entreprises chargées des travaux creusent les routes et touchent les conduites d’eau potable et usée. D’où la mauvaise hygiène où les conditions sanitaires défavorables (assainissement des eaux) favorisent la transmission de la maladie », ajoute B. Rachid, père d’une malade de 15 ans. De son côté, M. Mesabih, président de l’association SOS Hépatite de Annaba, exige l’ouverture immédiate d’une enquête.

M. F. G. [EL WATAN - 05-09-2009]

CHU Annaba: Des actes médicaux de haut niveau, malgré la forte pression

30 août 2009 par Externe En Médecine

Reportage: Décriées, mises au banc des accusés, sous pression à longueur d’année, les cinq principales structures relevant du centre hospitalier universitaire (CHU) d’Annaba datent d’avant-l’indépendance du pays. Elles ont été conçues à l’époque pour une population ne dépassant pas les 100 000 âmes.
Aujourd’hui, selon le professeur Abderrahmane Saïdia, premier responsable du CHU d’Annada, ces structures font face à une demande en soins d’une population estimée à environ quatre millions de personnes. Cette situation fait que ces structures sont assiégées quotidiennement par un nombre impressionnant de malades évacués par les structures sanitaires des wilayas limitrophes. Des malades qui dans la plupart des cas ne nécessitent pas un traitement adéquat ou une prise en charge spécialisée. De l’avis même des médecins traitants, ces malades auraient pu être soignés sur place et éviter ainsi la pression sur le CHU d’Annaba, qui atteint son paroxysme durant la saison estivale. Cette année a battu tous les records ! Qu’on en juge : plus de 8 000 accouchements durant le premier trimestre 2009, dont 1 300 pour le seul mois de juin, au sein du service de maternité dont les capacités d’accueil sont conçues pour en recevoir le tiers. La moitié des parturientes admises dans ce service sont originaires des wilayas de Guelma, Souk-Ahras, El- Tarf, Skikda, Tébessa et même d’autres wilayas. Mais le plus étonnant reste les évacuations pour accouchement vers ce service saturé par l’hôpital de la mère et de l’enfant, situé à la périphérie de Annaba, alors que ce dernier est un établissement hospitalier spécialisé. Accompagnées en général par une dizaine de parents, les parturientes sont évacuées sur cette maternité, située à l’intérieur de l’hôpital Ibn-Rochd, alors que leur cas ne constitue pas une urgence. Leur accouchement est des plus normaux et pouvait se faire dans les établissements hospitaliers de leur wilaya d’origine, selon le médecin-chef de ce service. Une situation que nous avons constatée lors de notre passage dans le service des urgences chirurgicales qui reçoit près de la moitié des évacuations, — un nombre impressionnant, saison oblige —, qualifiées d’abusives, de malades des wilayas surnommées. Il s’agit de personnes blessées dans des accidents de la circulation et/ou domestiques ou ayant fait l’objet d’agression à l’arme blanche. Les bagarres à l’arme blanche sont monnaie courante dans les quartiers chauds de la ville d’Annaba et sa périphérie, notamment Sidi-Salem, Boukhadra, et les bidonvilles de la ceinture de misère qui enserre la Coquette de jadis. Souvent, les protagonistes de ces batailles rangées poursuivent leur combat au sein même du service des urgences, saccageant tout sur leur passage et créant un climat de peur et de tension. Une moyenne de 500 consultations par jour et 400 examens radiologiques sont effectués dans ce service où les conditions de travail laissent à désirer. Selon les responsables du service, impatience, insultes, suivies parfois d’agressions physiques sont le lot quotidien des praticiens et des paramédicaux. La dernière agression, rapportée par la presse locale, a été commise par les parents d’une malade sur un résident au service des urgences, débordé par le nombre de patients. Les parents d’un malade ont assené des coups de poing au médecin, lui cassant ses lunettes et lui causant des blessures graves au visage. Certains malades se substituent carrément au médecin, exigeant des examens radiologiques ou autres analyses. D’autres vont jusqu’à dicter au praticien le traitement qu’il juge «nécessaire à leur guérison» ! Un homme âgé que nous avons rencontré aux urgences venait d’une localité de la wilaya de Tébessa. Ressentant des douleurs abdominales, il saute dans le premier taxi, direction Annaba. Arrivé vers les coups de 16 heures, notre malade se dirige vers le service de consultations en externe de gastrologie entérologie. Le médecin d’astreinte venait de terminer son service. Le malade sera pris en charge par le médecin des urgences, alors qu’il aurait pu être soigné à Tébessa. Pour ce bobo, il a parcouru près de 500 km en allerretour et dépensé une petite fortune pour le taxi. Destinée aux examens pointus en cardiologie, une salle de cathétérisme, équipée d’un matériel ultra-moderne, est venue renforcer le service du professeur Aït-Athmane, à l’hôpital Ibn-Sina, évitant ainsi aux malades les longs et coûteux déplacements sur Constantine ou Alger. Le service d’endocrinologie diabétologie reçoit les malades des wilayas avoisinantes. Avec sa cinquantaine de lits répartis à égalité entre hommes et femmes, ce service très exigu a dû mal à répondre à la forte demande des malades. Ces derniers sont évacués, avec une glycémie déséquilibrée, souffrant, souvent, de graves complications, dues à des négligences de leur part et/ou à une mauvaise prise en charge dans leurs wilayas respectives. L’équipe médicale et paramédicale de ce service ne ménage aucun effort pour venir en aide aux malades, leur évitant ainsi la fatidique solution qu’est l’amputation.
Cette pression dans la demande de soins a obligé l’administration du CHU à réduire plusieurs congés de praticiens et de paramédicaux. «Les congés du personnel médical dans les trois quarts de nos services médicaux, notamment ceux engagés dans la surveillance, la prévention et la prise en charge de la grippe porcine, ont été réduits. Ce que nous demandons aux citoyens, c’est le respect de la tranquillité et du calme nécessaires à la guérison des malades qui nous font confiance. Ainsi, ils permettront à nos équipes soignantes d’être plus performantes», tient à souligner le professeur A. Saïdia, directeur général du CHU d’Annaba. Et d’ajouter qu’en dépit de la forte pression vécue quotidiennement, le personnel soignant ne pourra jamais refuser une prise en charge d’un cas d’urgence, quel que soit la wilaya ou le pays d’origine du malade. Les agents de sécurité et les femmes chargées de l’entretien appréhendent particulièrement les visites quotidiennes aux malades, en raison des comportements violents de certains visiteurs et du volume impressionnant de détritus laissés sur place par ces derniers. En attente de l’heure de la visite, une foule nombreuse se masse devant l’entrée des hôpitaux et autres cliniques relevant du CHU. Deux mille, trois mille, voire plus, de personnes sont là à attendre l’ouverture du portail par les agents de sécurité, les nerfs à fleur de peau, l’insulte au bout des lèvres. Pour un malade, ils sont 10, 15 voire 20 visiteurs, avec un record, nous révèlet- on, de 56 visiteurs en un seul jour et pour un seul malade ! «Plus de 20 000 personnes sont reçues quotidiennement dans nos cinq structures de santé, entre celles qui viennent pour des visites aux malades alités et celles qui se dirigent, accompagnées dans la majorité des cas par plusieurs personnes, vers les services de soins en externe», nous fait remarquer le professeur Abderrahmane Saïdia, pour qui la réduction, voire la suppression, des transferts de malades pour soins à l’étranger est une préoccupation majeure. Dans ce cadre et depuis le début de l’année 2008, de nombreux services ont totalement mis fin aux transferts à l’étranger de malades qui ont, cependant, été pris en charge avec succès au sein même de ces services, selon notre interlocuteur. Chiffres à l’appui, le bilan des soins à haut niveau pratiqués dans les services du CHU d’Annaba démontrent, à l’évidence, le degré de perfectionnement et de compétence des praticiens algériens pour la prise en charge de plusieurs pathologies nécessitant auparavant le transfert des malades vers les hôpitaux étrangers avec des dépenses lourdes pour le Trésor public. Même si, parfois, ces praticiens sont assistés, dans le cadre de la coopération entre CHU, de professeurs étrangers de renommée mondiale dans leur domaine. Ces prises en charge localement et pour des soins à haut niveau ont été le fait, entre autres, des services d’ORL, d’ophtalmologie, des grands brûlés, d’hématologie, de chirurgie générale, d’orthopédie traumatologie et de chirurgie lourde. Elles ont concerné le traitement des pathologies suivantes : surdité et implants cochléaires, cancer du larynx, sténoses laryngées et trachéales, chirurgie des parathyroïdes chez l’insuffisant rénal chronique, cécité et greffe de cornée, brûlures sévères et graves, cancer du sang, chimiothérapie : oncologie médicale, cancer du foie, avec un projet de greffe hépatique, et scoliose. Douze patients souffrant de cette dernière pathologie, dont huit enfants, sont actuellement hospitalisés au service de chirurgie lourde. Leur traitement requiert plusieurs mois, voire plusieurs années, selon les médecins traitants.

388 actes chirurgicaux pour 2009
Les cancers cutanés occupent la deuxième place dans l’activité carcinologique du service oto-rhino-laryngologie et chirurgie de la face et du cou du CHU. L’exposition au soleil est l’une des causes de ce genre de cancer, nous explique le professeur A. Saïdia, médecin chef de ce service et également directeur général du CHU. Durant l’année 2008, 138 cas de cancer dont 45 du larynx et 28 autres du visage ont été pris en charge au service ORL. L’activité chirurgicale pour les sept premiers mois de l’année 2009 dans ce service a atteint 388 actes dont 92 pour traiter des cancers. Ces malades étaient avant janvier 2008 transférés à l’étranger pour soins

Augmentation des cas de cancer
1 055 cancers ont été observés durant la période allant du 1er janvier au 31 juillet 2009 par le laboratoire central d’anatomie pathologique du CHU, dont 28 cas de pathologie tumorale hépatobiliaire. Une sensible augmentation de cancers, comparativement avec la même période de l’année passée, est relevée par le professeur A. Lankar, médecin chef de ce service.

2 208 cancéreux
Le nombre de malades atteints de cancer sous chimiothérapie est de 2 208 en hospitalisation conventionnelle et hôpital du jour et 924 autres en consultation-ambulatoire, pour les sept premiers mois de l’année 2009. Pour la même période de l’année 2008, ce nombre était de 1 750 malades pour les premiers et 784 pour les seconds, soit une augmentation de respectivement 458 et 140 malades. Relevant la constante augmentation du nombre de cancéreux, le professeur F. Griffi, médecin chef du service d’hématologie du CHU, estime que cette situation nécessite des moyens humains et matériels plus importants dans une structure mieux adaptée.

Hépatite C, une pathologie en évolution
Au premier semestre de l’année 2009, 65 malades atteints d’hépatites B et C ont été pris en charge dans les services de gastrologie, de médecine interne et de maladies infectieuses du CHU. Cette pathologie est en évolution en Algérie et sa prise en charge médicale est estimée entre 2 et 3 millions de dinars pour chaque malade, a-t-on appris de la responsable de la pharmacie principale du CHU d’Annaba. Le traitement de ces 65 malades a coûté à cette pharmacie quelque 3,3 milliards de centimes. Pour l’année 2008, les malades traités étaient au nombre de 73, ce qui a nécessité des dépenses de l’ordre 5,7 milliards de centimes. Le coût des médicaments anticancéreux pour l’année 2008 est plus de 33 milliards de centimes et de quelque 27 milliards de centimes pour le premier semestre 2009. Pour les maladies orphelines, dont la sclérose en plaques, l’hémophilie et la maladie du gaucher, les dépenses pour le premier semestre 2009 ont atteint près de 16 milliards de centimes. Elles étaient de près de 30 milliards de centimes pour l’année 2008.

Le soir d’Algerie > 30/08/09 > A. Bouacha.

Clinique ste-Thérèse:Les parents dénoncent les conditions d’hospitalisation

18 août 2009 par Externe En Médecine

“Les médecins ne s’occupent que de la maladie, sans se soucier des conditions d’hospitalisation qui, dans le cas des enfants atteints du diabète de type 1, sont très importantes”, déclare une maman dont l’enfant est malade et qu’elle a préféré emmener chez le privé.

La prise en charge  des enfants diabétiques au niveau de la clinique Sainte-Thérèse, le seul hôpital pour enfants dans toute la wilaya de Annaba, laisse quelque peu  à désirer, quand on sait qu’étant donné l’exiguïté des lieux, les malades atteints du diabète sont hospitalisés dans les mêmes salles que des enfants qui souffrent d’autres  pathologies.

Une situation qui fait que les enfants malades du diabète, dont le régime alimentaire est strict, mangent n’importe quoi, en l’absence de surveillance aussi bien du personnel que des parents qui, faut-il le souligner, ne sont pas autorisés à rester avec leurs enfants, notamment les plus petits qui ne peuvent résister à la tentation…Un verre de limonade par ci, un bonbon ou un casse croûte par là offerts par les autres enfants, et voilà la glycémie qui joue au yo-yo, que les médecins ont toutes les peines du monde à stabiliser. Cette facette de l’hospitalisation  n’est pas prise en considération par l’équipe chargée de traiter la maladie, qui devrait aussi étudier l’environnement de l’enfant diabétique et les conditions d’hospitalisation, en allant chercher la raison des pics de glycémie dans le régime du petit malade, comme nous l’a déclaré une maman qui a dû faire sortir son enfant de l’hôpital justement pour cette raison, préférant le soigner chez le privé. Une alternative que, malheureusement, ne peuvent s’offrir beaucoup de parents dans ce cas. “Les médecins ne s’occupent que  de la maladie, sans se soucier des conditions de l’hospitalisation qui, dans le cas des enfants atteints du diabète de type 1, est très importante. On ne peut laisser des enfants ainsi mélangés. Ils devraient bénéficier d’un pavillon spécial”, ajoute notre interlocutrice.  Enfin, la clinique Sainte Thérèse date de l’époque coloniale et  depuis, pratiquement aucun pavillon n’a été ajouté à cette infrastructure qui accueille non seulement les enfants malades de toute la wilaya, mais aussi ceux de la région périphérique. Une situation critique, d’autant que la réalisation d’un véritable hôpital pour enfants tarde à voir le jour.

Hafiza.M [LIBERTE - 18-08-09]

2000 séropositifs dont 120 sidéens

18 août 2009 par Externe En Médecine

A Annaba, on dénombre officiellement 120 cas de sida depuis 1985 – date du 1er cas déclaré –, mais le nombre de nouveaux cas confirmés depuis le début de cette année est de 12.

Ce qui dépasse déjà le nombre des 10 cas déclarés l’année dernière. L’enquête, que nous avons réalisée, estime le nombre réel des personnes porteuses du virus dans la wilaya à 2000 séropositifs. » C’est ce qu’a déclaré, hier, le docteur Skandar Soufi, président de l’association de lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le sida et de promotion de la santé, lors d’un point de presse tenu à Annaba. Cependant, force est de souligner que la prévalence à la féminisation est de taille, si l’on se fie à la déclaration du même conférencier lorsqu’il a avancé que « le nombre de femmes enceintes contaminées dans la région de Annaba est 5 fois supérieur à la moyenne nationale ». Ainsi, selon les chiffres avancés contenus dans les conclusions de l’enquête réalisée par le centre de référence de prise en charge des IST/VIH/sida du CHU Dorban, 0,53% des femmes enceintes (5 femmes sur 1000) à Annaba sont porteuses du virus HIV (séropositives). Pour estimer la séroprévalence dans la wilaya, l’enquête a été effectuée auprès des femmes enceintes, meilleur indicateur sur la population générale. « Les résultats sont effrayants. Certes, l’épidémie a évolué mais pas à de telles proportions », a noté le docteur Skander.

Cette enquête a ciblé 3032 femmes sur une moyenne de 15 000 à 20 000 accouchements /an. Sur les 3032 prélèvements, 16 cas de séropositivité ont été diagnostiqués, soit un taux de séropositivité de 0,53%. Ce qui dénote, d’après le même spécialiste, que la maladie est concentrée puisque le taux en matière d’épidémiologie dépasse les 0,1%. Cette enquête a fait également ressortir une tendance à la féminisation de la maladie avec comme première source de contamination l’infidélité des conjoints. Les modes de contamination les plus fréquents sont les rapports hétérosexuels. 87% des femmes touchées ont entre 25 et 40 ans. Et de rappeler que des études similaires effectuées en 2004 à Tamanrasset et Oran ont permis de relever des taux de séropositivité respectifs de 0,70 et 0,25%. Avec le taux de 0,53% de séropositivité féminine, Annaba est classée parmi les wilayas les plus touchées après Tamanrasset et Alger.

M.F.Gaïdi [EL WATAN - 18-08-09]

CHU de Annaba : Une jeune femme décède de la rage

12 août 2009 par Externe En Médecine

Près d’un mois après avoir manifesté cliniquement des signes de la rage, Sari Hadda, âgée de 47 ans, est décédée hier au service de réanimation de l’hôpital Ibn Sina du CHU Ibn Rochd de Annaba, où elle avait été admise le 7 août dernier, indiquent des sources médicales.

Originaire de la commune de Bir El Ater (wilaya de Tébessa), elle avait été mordue par un chien errant enragé. Par ignorance, sa famille n’a pas jugé utile de la faire examiner par un médecin. Elle ignorait également que 14 jours après la contamination la maladie se déclare et devient irréversible. C’est ce qui est arrivé à la malheureuse Hadda qui n’avait pas été vaccinée dans les 14 jours ayant suivi sa morsure. Affolés par l’information, les membres de sa famille sont passés au contrôle sanitaire pour suspicion de maladie virale. Ils ont exigé d’être vaccinés en raison de leur proximité avec la défunte Hadda. La rage – tout autant que la tuberculose – est considérée, faut-il le rappeler, comme une maladie à déclaration obligatoire. « Si une personne est mordue par un animal suspect, celle-ci doit recevoir un vaccin antirabique avant 14 jours, même si l’animal agresseur ne présente pas de signes de rage », prévient un médecin du service des maladies infectieuses de l’hôpital Dorban de Annaba.

M.F.G [EL WATAN - 11-08-09]

4 ans de prison ferme pour le directeur de l’hôpital de Seraïdi

4 août 2009 par Externe En Médecine

Le tribunal de Annaba a condamné, hier, le directeur de l’hôpital de Seraïdi (Annaba), Z. M., à une peine de 4 ans de prison ferme assortie d’une amende de un million de dinars. Trois autres mis en cause, qui étaient sous mandat de dépôt au même titre que le premier responsable de l’hôpital, ont écopé de 2 ans de prison ferme, alors que les trois personnes également poursuivies dans cette affaire et placées sous contrôle judiciaire ont été acquittées.

Sont impliqués le directeur et son assistant, le comptable, le chef de service des médecins et le responsable de l’économat de cet établissement de santé, ainsi que deux fournisseurs. Il leur est reproché d’avoir dilapidé des deniers publics et procédé à des surfacturations. Au cours de la première audience, qui s’est déroulée lundi dernier, le représentant du ministère public avait requis à l’encontre du directeur et de ses six coaccusés une peine de 6 ans de prison ferme.

A.B [LE SOIR D'ALGERIE - 04-08-09]